A la 44ème édition du Poitiers Film Festival qui met à l’honneur les films d’école et la jeune création internationale, la nouvelle génération de cinéastes prend confiance et déploie ses ambitions.

Rien de tel que les films de fin d’étude pour prendre le pouls de la relève du cinéma. Le festival poitevin révèle les nouveaux talents, mais aussi leurs préoccupations, leur vision du monde, leurs aspirations.

Ce mercredi, Alice Sarrauste a remporté le Prix du Jury étudiant international, pour son court-métrage d’animation Vies-à-Vies. Diplômée de l’Ecole des métiers du cinéma d’animation d’Angoulême, la réalisatrice de 27 ans n’en est pas à son premier festival, mais ce prix lui apporte une reconnaissance précieuse : « Ça m’a donné un peu plus confiance, j’ai déjà commencé à développer de nouveaux projets et ça me motive de savoir que mon travail est apprécié. » Depuis son diplôme, la jeune femme réalise des illustrations et donne des cours particuliers d’arts plastiques, et son objectif est désormais de vivre uniquement de son art, à l’écran et sur le papier.

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Avec sa sélection, le festival offre aux courts-métrages un passage dans les salles obscures, et pour leurs réalisateurs et réalisatrices, c’est un moment incontournable, et souvent émouvant.

J’ai hâte de savoir ce que les gens vont penser de ce film qui est très personnel.

Marc Puig Biel, cinéaste

A 26 ans, Marc Puig Biel vient de Barcelone pour présenter El Saber perder, un film sur la famille et la perte des idéaux, et rencontrer son public : « Je suis très enthousiaste mais aussi très nerveux car l’auditorium est vraiment grand et il est plein. J’ai hâte de savoir ce que les gens vont penser de ce film qui est très personnel. » Au cours de ses études, le jeune homme fan de François Ozon a réalisé de nombreux courts-métrages et ne compte pas s’arrêter là : « Maintenant en Espagne, on dit que c’est le nouvel Hollywood parce que les grosses compagnies construisent des super gros studios, comme Netflix, Amazon et tout, mais moi j’ai fini mes études il y a un an, c’est un peu difficile d’y arriver, je vais commencer doucement. » Pour l’instant, en plus de la préparation de nouveaux films courts, il réalise des publicités et des clips musicaux.

Alors que l’édition 2020 s’était tenue en version digitale, le festival donne lieu à de nombreuses rencontres avec des professionnels. Une bonne manière de remplir son carnet d’adresses, et de s’affirmer dans son métier. Jean Costa est monteur, et à 30 ans, il passe de l’ombre à la lumière, grâce à son court-métrage Gare aux coquins, diffusé dans la sélection internationale : « le montage c’est un métier très caché, on a peu de contact avec les réalisateurs et les producteurs, et le fait que le film passe en festival, ça m’a donné un peu plus de projection, les gens ont commencé à me voir en tant que réalisateur. » Et s’il a aimé se confronter aux professionnels du métier, ses plus belles rencontres, ce sont les autres réalisateurs programmés au festival : « C’est très important de voir ce que les gens font dans d’autres pays, des gens de la même génération, de voir comment on réfléchit, comment on filme le monde. »  

Sélectionnés parmi 1100 courts-métrages, les 38 films de la sélection sont avant tout un premier pas pour leurs réalisateurs et réalisatrices, une vraie reconnaissance de leur travail, et pourquoi pas, un tremplin dans le métier.

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La relève du cinéma s’affiche à Poitiers – France 3 Régions
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