l’essentiel Florian Maussac a fait partie des créateurs du festival du court-métrage d’Auch voilà plus de 10 ans. À quelques jours du 10e anniversaire, il revient sur l’évolution de l’événement.

La billetterie est ouverte depuis mardi matin sur Internet*. Enfin, le 10e anniversaire, pour le Festival du court-métrage d’Auch – le FCMA pour les initiés. Reporté pour cause d’épidémie, il se tient du 24 au 28 novembre et proposera 60 films au public. Florian Maussac, qui coordonne l’événement, est le dernier des trois créateurs du festival encore présent dans l’association, 10 ans après.

« Je me sens un peu comme le dernier combattant de 14-18 ! J’ai laissé la présidence à des nouveaux, il faut du changement, je crois ! » Florian Maussac, ex-élève du lycée Le Garros, ne compte pas en rester là. « Dix ans après, ça me plaît toujours autant, l’expérience est toujours aussi enrichissante. » L’équipe s’est agrandie, elle compte une dizaine de personnes à l’œuvre pour le festival, chacune à son poste. Les choses ont bien changé depuis la 1re édition, à l’époque où on parlait du Festival de court-métrage amateur. « Quand on a créé ce rendez-vous, nous étions sur un autre type de film, à la salle des Cordeliers. Puis on a basculé vers des films plus professionnels, quand nous avons noué un partenariat avec Ciné 32. Tous les professionnels qui passaient nous disaient que notre programmation n’avait rien de celle d’un festival amateur. » L’appellation amateur, choisie par modestie par les lycéens, a laissé place au nom actuel. Une chance : les initiales sont restées les mêmes, « on n’a pas eu à tout changer », s’amuse Florian Maussac.

Court mais pro

Si le festival s’est ainsi ancré dans le paysage culturel du Gers, c’est sans doute, selon le coordinateur, lié à la présence du grand frère, Ciné 32. L’action en faveur du cinéma Art et essai, ou indépendant, a sensibilisé le public à des films alternatifs. « Mais on observe que chaque année, il y a de plus de monde qui vient, parfois des autres départements, note Florian Maussac. Dont des programmateurs d’autres festivals. » Le court-métrage n’est plus une production bricolée. Les progrès en matière de matériel, de moyens numériques, ont réduit certains coûts. Le spectateur peut voir aujourd’hui des films de plus en plus longs. « Cette année les films font entre 20 et 25 minutes, contre 15 minutes avant. Cela correspond aussi à la volonté des réalisateurs de passer à des longs-métrages. »

Cette montée en gamme se retrouve aussi au générique. Dans 15 à 20 % des films, on trouve des noms d’acteurs très connus, parfois césarisés. « C’est la contrepartie de cette qualité, les réalisateurs obtiennent d’avoir des acteurs qui ont une vraie notoriété. » Cette entrée du court-métrage dans la cour des grands, est ce qui a le plus marqué Florian Maussac au fil des ans. Le FCMA n’est d’ailleurs plus en relation avec les réalisateurs, mais directement avec des sociétés de production aussi importantes qu’Arte, Canal +, etc. « Aujourd’hui, on reçoit directement les films par des canaux 100 % pros. »

Avant-première avant Festival

Le mardi 23 novembre, Apatrides sera projeté à 19 h 45 à Ciné 32. Un film emblématique de ces nouveaux « courts ». « On projette ce film pour plusieurs raisons, explique Florian Maussac. Il est trop long pour être sélectionné : 28 minutes. Et l’acteur principal est Stefan Crepon, le personnage du hacker dans la série « Le bureau des légendes ». » Apatrides a été tourné dans le Gers, autour de Riscle, et avec le soutien de la Région. Ce court-métrage traite d’un sujet de société, là encore un angle souvent retenu par les réalisateurs de ce type de production. « Il s’agit d’un jeune homme confronté à son milieu, entre anciens skin heads, gens du voyage et réfugiés. » Stephan Crepon et Bastien Solignac, le réalisateur, devraient être présents à cette soirée, dont l’entrée est libre.

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original

Auch. Un 10e Festival du court-métrage de plus en plus pro – LaDepeche.fr
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